J'ai toujours regretté d'être née trop tard pour pouvoir voir Alfred Deller chanter.
Quelle ne fut donc pas ma joie lorsqu'un jour je trouvai plusieurs films sur YouTube, d'Alfred Deller chantant, accompagné d'un luth ou d'une guitare joués par Desmond Dupré, le 26 décembre 1972 à
Paris.
Je ne remercierai jamais assez baroquevoice de nous avoir fait partager ces films.
Le premier film : Sound the trumpet de Henry Purcell est interprété par Alfred Deller et son fils Mark.
Les paroles sont les suivantes :
Sound the trumpet, sound the trumpet, sound the trumpet!
Sound, sound, sound the trumpet till around
You make the list'ning shores rebound.
On the sprightly hautboy play
All the instruments of joy
That skillful numbers can employ,
To celebrate the glories of this day.
Le second morceau est une chanson élisabéthaine écrite par Thomas Campion
"What then is love but mourning... ". Alfred Deller chante en solo.
Et voici les paroles :
What then is loue but mourning?
What desire, but a selfe-burning?
Till shee that hates doth loue returne,
Thus will I mourne, thus will I sing,
Come away, come away, my darling.
Beautie is but a blooming,
Youth in his glorie entombing ;
Time hath a while, which none can stay :
Then come away, while thus I sing,
Come away, come away, my darling.
Sommer in winter fadeth ;
Gloomie night heaun'ly light shadeth :
Like to the morne are Venus flowers ;
Such are her howers : then will I sing,
Come away, come away, my darling.
J'espère que tout comme moi vous apprécierez ces films historiques...
Il est des jours où seule la voix d'Alfred Deller peut apaiser mes tourments et aujourd'hui en est un.
Lorsque le besoin d'évasion du monde oppressant et négatif du moment se fait sentir, rien de tel que la voix envoûtante d'Alfred Deller pour m'emmener dans mon monde intérieur, pour faire ressortir
mes émotions enfouies, me laisser aller à la rêverie et à la contemplation.
So Music for a while, for a very long while !!!!!!!!!
Comme on ne se lasse pas d'écouter Alfred Deller dans son intensité et sa sensibilité, voici If My Complaints Could Passions Move, un
morceau de John Dowland, avec pour le plaisir des yeux des tableaux de marines de Ivan Aïvazovsky
(1817-1900).
Texte :
If my complaints could passions move,
Or make Love see wherein I suffer wrong:
My passions were enough to prove,
That my despairs had govern'd me too long.
O Love, I live and die in thee,
Thy grief in my deep sighs still speaks:
Thy wounds do freshly bleed in me,
My heart for thy unkindness breaks:
Yet thou dost hope when I despair,
And when I hope, thou mak'st me hope in vain.
Thou say'st thou canst my harms repair,
Yet for redress, thou let'st me still complain.
Can Love be rich, and yet I want?
Is Love my judge, and yet I am condemn'd?
Thou plenty hast, yet me dost scant:
Thou made a God, and yet thy power contemn'd.
That I do live, it is thy power:
That I desire it is thy worth:
If Love doth make men's lives too sour,
Let me not love, nor live henceforth.
Die shall my hopes, but not my faith,
That you that of my fall may hearers be
May here despair, which truly saith,
Ce week-end du 11-12 octobre fut particulièrement ensoleillé en Bourgogne, révélant la vigne sous ses
plus beaux atours.
La lumière oblique sublime les couleurs chaudes de l'automne, un vrai régal pour les yeux...
Pour profiter au mieux de ce beau dimanche, nous somme allés faire une balade avec des ânes grâce à l'asinerie de l'Orbize :http://www.rando-en-ane.fr/
Traverser les vignes (ici vers Étaules) avec les ânes est une merveilleuse expérience que les enfants ont adorée.
Hugo l'ânier nous explique toutes les particularités des ânes et comment il faut les guider... ce qui n'est pas toujours aisé lorsque des touffes de luzerne jonchent les bords des chemins !
Une expérience à renouveler et que je vous recommande vivement, Un remède anti-stress familial qui apaise les petits et les grands !
J'ai découvert il y a peu de temps la voix poignante de Carlos Mena dans un CD que je recommande vivement :
Stabat Mater de Sances par le Ricercar Consort.
Ce Stabat Mater méconnu sonne très agréablement aux oreilles.
Les autres morceaux, eux-mêmes peu connus sont excellents et l'ensemble du CD est apaisant et harmonieux.
Je n'ai malheureusement pas trouvé d'extrait de ce CD sur YouTube mais je tiens tout de même à présenter un extrait du Stabat Mater de Pergolesi afin de vous faire découvrir la voix de Carlos
Mena.
Après une dizaine d'articles publiés et quelques albums photos plus tard, je m'aperçois avec effroi que je n'ai même pas parlé de ma
région. Les montagnards diront : " Normal, il n'y a pas de montagnes, cela ne vaut
vraiment pas la peine d'en parler"
Les habitants des bords de mer diront : "A quoi bon, c'est si loin de la mer..."
Les habitants des grandes villes s'exclameront : "C'est quoi ce trou ?"
Et pourtant, il y a en Bourgogne quelque chose d'inégalable et de difficile à décrire, quelque chose qui fait que, même après avoir pas mal voyagé et vécu dans plusieurs pays, mon attache et mes
racines sont fortement ancrées :
- ce peut-être un rayon de soleil déclinant sur les vignes à l'heure du crépuscule, créant dans leurs feuillages un éclat rougeoyant.
- ce peut-être l'humidité de la terre qui remonte au coucher du soleil et qui sublime le parfum de la terre, des arbres et des fleurs.
- ce peut-être la qualité de vie, la bonne table et le bon vivre
- ce sont peut-être ses vallons enchanteurs et bucoliques
- ce peuvent-être ses excellents vins.
Sans doute un savant dosage de tous ces éléments qu'il m'a fallu quitter quelques
années pour me rendre compte à quel point ils m'étaient chers. Étonnant paradoxe : les voyages ouvrent l'esprit, mais
permettent aussi de prendre conscience de ses racines.
Je garde des différents pays où j'ai habité, des amis, des endroits fétiches, des balades incroyables, des recettes incongrues et des anecdotes amusantes, une foison de souvenirs qui me rendent
un peu "étrangère" ici aux yeux de beaucoup.
Mais la nature , elle, ne porte pas de jugement, et mes douces collines me sont toujours d'un grand réconfort.
Plusieurs journées de vacances scolaires se sont écoulées avec un temps plus que mitigé.
Enfin, lueur d'espoir, un beau matin, un ciel bleu resplendissant se dessine...
Il est temps de trouver une sortie intéressante pour les enfants... afin que les vacances ressemblent... à de vraies vacances...
Nous voilà donc partis pour Villard-les-Dombes, dans l'Ain, visiter le Parc des Oiseaux.
Que vous aimiez les perroquets, les rapaces, les manchots, les échassiers ou encore les canards en tous genres, vous trouverez dans ce parc de quoi vous ravir les yeux... et les oreilles... le
tout en effectuant un tour du monde des continents.
Vous naviguerez entre volières et oiseaux en liberté tandis que les cigognes s'affaireront à entretenir leurs nids, perchées au sommet des arbres que vous longerez.
Je vous recommande de ne pas rater le spectacle d'envol des oiseaux (à 15h30) car vous aurez l'occasion de voir de très près des oiseaux magnifiques qui vous
frôleront d'un battement d'aile... ou se dandineront le long des gradins... Je ne vous révèle pas le nom des espèces que vous observerez ainsi, il faut garder un peu du mystère de la
découverte...
Comme ce nandou de Darwin, je me sens un peu épuisée après avoir écrit cet article que je vais donc clore...
Après avoir vu circuler au travail plusieurs emails assez farfelus en anglais, j'ai voulu en avoir le coeur net et je me suis livrée à une petite
expérience :
J'ai tapé le texte suivant sur un logiciel de traduction gratuit sur Internet : Je vous écris depuis la Chine où je passe quelques jours pour découvrir quelques sites connus dont la grande muraille. A
bientôt
Et voici la traduction qui m'a été proposée : I write you since China where I pass some days to discover some sites known of which the big wall. To soon
Autant dire que pour un anglophone, plusieurs lectures sont nécessaires pour essayer de comprendre ce que l'on a bien pu vouloir dire !
Ce ne sont que des mots mis bout à bout sans structure, sans grammaire, sans prise en compte du contexte global.... L'ordinateur n'est pas prêt de remplacer l'homme !
La version corrigée (parmi plusieurs possibles) est loin de celle proposée :
I'm writing to you from China where I'm staying a few days to discover a few famous
places such as the Great Wall. See you soon.
Well, "it is doing late" comme dirait le traducteur gratuit pour dire "Il se fait tard" (The hour is getting late)...
Alfred Deller, c'est une voix reconnaissable entre toutes qui au fil des morceaux et des répertoires parvient à nous faire passer d'une
émotion à l'autre, à nous faire vivre les textes qu'il interprète si magnifiquement...
Tour à tour mélancolique, enjoué, fantasque, Alfred Deller nous fait ressentir la poésie et l'intensité émotionnelle des textes grâce à une
sensibilité dans l'interprétation inégalée...
Ci dessus, une vidéo issue de YouTube : Flow My Tears de John Dowland